Technique de coach : 6 étapes faciles pour reprendre confiance à cheval

Vous arrive-t-il aussi de vous sentir dans une impasse ? Et que quoi que vous fassiez pour reprendre confiance à cheval, vous reculez, régressez, et ne savez que faire pour en sortir ? 

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Vous perdez votre confiance en vos capacités, l'estime de vous dégringole dans vos chaussettes et vous vous sentez aussi intéressante que le paillasson posé devant votre porte d'entrée.

Comme aujourd'hui, où monter Tornado a été la pire des idées.

Vous sortiez d'une rude journée de travail pendant laquelle votre chef s'est donné un malin plaisir à vous en faire voir de toutes les couleurs.

Lorsque l'heure de la délivrance est enfin arrivée, vous avez couru à bride abattue jusqu'à votre véhicule, et vous êtes partie sur les chapeaux de roues vers votre seul réconfort : Tornado, votre ami, votre confident, celui qui accueille ce que vous lui dites sans vous juger ni vous ridiculiser.

Un petit temps de longe pour le dérouiller avant de dérouler cette petite reprise de dressage facile, histoire de finir la journée sur une note positive.

C'est qu'il n'était pas de cet avis, le Tornado. 

Vous avez mis pied à terre rincée, choquée, encore plus stressée qu'avant.

Vous avez maintenant le sentiment que vous n'avez rien fait de bon avec votre cheval. Que la légèreté n'est pas pour vous, vous lui avez fait plus de mal que de bien et vous vous sentez coupable de ne pas savoir le monter correctement.

Vous vous sentez nulle, incompétente, et cela confirme l'opinion que vous aviez sur vous et votre équitation.

L'idée de tout arrêter s'installe en vous comme une évidence... encore une fois...

Dans cet article, je vais vous montrer que manquer de confiance en soi, n'est pas une fatalité. Il existe des techniques, des méthodologies.

C'est au hasard d'une lecture que j'ai découvert le coaching des athlètes de haut niveau. J'en ai appliqué une méthodologie ainsi que certaines techniques dont je vous parle ici. Elles sont  très simples et faciles à mettre en oeuvre.

Ces techniques permettent de ne plus entrer dans une spirale descendante mais garder confiance en ses capacités, en son potentiel et mettre en oeuvre une progression.

1. Réflexion sur la confiance...

pont confiance en soi

D'où vient ce cauchemar ?

Avoir confiance en soi est basé sur la capacité que l’on a à penser maîtriser les choses.

Or, à cheval, il existe une proportion non négligeable de facteurs que l’on ne maîtrise pasEt même lorsque tout semble parfaitement sous contrôle, il suffit d’un presque rien pour que tout parte en babouche :

Un sachet qui vole au gré du vent,

un parapluie qui s’ouvre sans prévenir,

une moto qui pétarade au départ au galop…

Adieu la confiance !!

cheval qui prend peur sur une carrière de dressage

Nous avons besoin de sécurité pour nous sentir en confiance, surtout à cheval. Et certains événements, différents en fonction de la personnalité de chacun, peuvent la remettre facilement en question :

- Avez-vous chuté récemment ? Vous êtes-vous blessé ?

- Avez-vous tendance à vous auto dénigrer, à ne jamais être satisfait de vous, à mettre la barre trop haut (voire beaucoup trop haut) ?

- Comparez-vous vos résultats et performances à celles des autres cavaliers que vous côtoyez ?

- Montez-vous régulièrement à cheval ou se passe-t-il de longues périodes sans monter ?

- Êtes-vous passé au niveau supérieur dans vos cours ?

- Avez-vous le soutien moral qui vous convient, l’empathie appropriée de la part de vos proches ?

- Pouvez-vous librement exprimer ce que vous ressentez, vos émotions, sans avoir peur d’être jugé, critiqué ?

- Êtes-vous correctement entouré d’un point de vue technique et stratégique par un coach/moniteur compétent ?

- Voulez-vous toujours que tout soit parfait, quitte à terroriser votre entourage, surtout la veille d’un concours ??

Si vous avez répondu « oui » à une ou plusieurs de ces questions, sachez que votre niveau de confiance à cheval peut être amélioré.

Si c’est le cas, il convient alors d’analyser en toute honnêteté et humilité vos freins, manques, peurs, mais aussi vos désirs, émotions, idées…

Ces points de réflexion formeront une base de travail concrète pour aborder chaque aspect de votre manque de confiance.

2. Orientez votre dialogue intérieur

dialogue intérieur - croisée des chemins

Sortir de la position de victime, être honnête avec soi-même, assumer ses erreurs, voir les choses en face sans se chercher d’excuses :

- « oui, mais, c’est la faute du cheval »

- « oui, mais, mon moniteur est nul »

Choisir d'avoir plus confiance en soi nous place face à nos responsabilités.  C'est un phénomène très puissant qui conditionne notre dialogue intérieur.

D’autres excuses apparaissent lorsqu’il faut faire un exercice difficile.

Ce sont des manœuvres pour éviter de passer à l’action.

Par exemple, faire des voltes devant un obstacle 1 avant de sauter :

- 1e volte : « oui, mais je ne suis pas prêt »

- 2e volte : « oui, mais mon cheval est trop chaud »

- 3e volte : « oui, mais ce n’était pas la bonne foulée »

Dans ce cas de figure, il est sain de se poser la question : « Est-ce que je ne suis pas en train d’essayer d’éviter de passer à l’action ? »

Nous avons naturellement tendance à tricher avec nous-mêmes et à attribuer nos problèmes à des éléments extérieurs.

Lorsqu’il s’agit de confiance en soi, ces excuses bloquent notre progression.

Il faut bien, à un moment donné, ne plus se mentir et s’avouer que ces fausses excuses sont de vrais prétextes !

Il suffit d’être conscient de son état et d’avoir une véritable envie d’évoluer.

Pourquoi agissons-nous ainsi ?

- Parce que nous attendons que la vie nous donne et nous apporte tout sur un plateau

- Parce que nous sommes dans l’espoir permanent d’obtenir sans rien aller chercher nous-mêmes. Il faut que ça soit facile.

- Parce que nous croyons que cela s’est passé ainsi pour tous ceux que nous avons vu réussir.

En définitive, il faut choisir d’obtenir ce que l’on veut, il faut choisir de créer la vie que l’on désire et d’être disposé à faire quelque chose pour l’obtenir.

Décider et tenir ses engagements est bon pour augmenter notre niveau de confiance, car on voit petit à petit nos progrès et notre évolution.

De bonnes habitudes, mises en place en rapport avec nos engagements, nous rendront rigoureux et seront très utiles lorsque nous croirons perdre pied.

Notre voix intérieure nous dira alors : TU PEUX LE FAIRE !

3. reprendre confiance et objectifs...

route qui serpente dans le désert

Déterminer un objectif n’a strictement rien à voir avec les résolutions de début d’année. Elles fondent comme neige au soleil dès que la période festive se termine et que la routine reprend ses droits. Qui tient encore sa résolution après quelques semaines au retour du printemps ?

Malgré la bonne volonté et la fermeté d’intention avec lesquelles nous les faisonselles ne répondent pas à la méthodologie à suivre pour se fixer des objectifs.

Il faut d’abord se fixer un but à long terme (par exemple, participer à un CSO), puis le découper en différents petits objectifs de court terme qui formeront des paliers, et mèneront à l’objectif final.

Par exemple : participer à des masterclass, prendre x cours particuliers avec Y, pointure en CSO, pour parfaire sa technique…

Il faut, pour que cela soit efficace, s’assurer que les objectifs sont SMART !

  • S comme SPÉCIFIQUE
  • M comme MESURABLE
  • A comme AMBITIEUX
  • R comme RÉALISTE
  • T comme TEMPORELLEMENT DÉFINI

Chaque objectif SMART accompli nous aide à reprendre confiance. Il nous rapproche de plus en plus de notre objectif final, et nous donne une vision concrète du chemin parcouru et à parcourir. 

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Le tableau SMART est un document PDF qui vous permettra de mettre en place des objectifs SMART pour votre prochain projet.

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Avoir un objectif à atteindre en ligne de mire nous confère des capacités mentales de mise en œuvre.

C’est ce qui manque lorsque nous énonçons nos résolutions de début d’année : se faire un programme précis de micro-objectifs à atteindre. De cette façon, avoir une vue à très court terme de chaque étape incite à l’effort, à la persévérance, focalise notre attention, nous pousse à développer de nouvelles stratégies d’apprentissage.

4. Avant, pendant et après

cheval qui se relaxe et a confiance

Avant : la visualisation (fera l'objet d'un prochain article complet où vous ferez le test du citron... stay tuned** !...)

Écrivez quelque part l’objectif de court terme que vous voulez atteindre et imaginezVoyez-le déjà accompli, chaque jour et à chaque occasion.

Pensez-y régulièrement, voyez votre confiance grandir, voyez-la s’épanouir dans votre esprit comme un bouton de rose qui s’ouvre plus grand chaque jour.

Vivez dans votre tête les activités que vous voulez avec votre cheval en pleine confiance.

Tout cela doit se dérouler comme un film. Le cerveau ne distingue pas le réel de l’imaginaire. Pour lui, tout est vrai !

De même, lorsque vous devez réaliser un exercice à cheval prenez le temps de programmer dans votre tête ce que vous allez faire, par où vous allez passer, ce que vous allez regarder, comment doivent être vos bras,vos jambes, votre position…

Ne commencez l’exercice que lorsque vous avez une image claire de l’exercice réussi.

Ainsi,vous ne laisserez aucune place au doute ou à la peur.

Pendant : maîtriser sa peur pour maîtriser ses gestes

Ce contrôle ne peut s’obtenir qu’en travaillant sur soi de manière consciente et volontaireLes réactions physiques de peur sont de l’ordre du réflexe (les jambes se serrent – le regard s’abaisse – les doigts se crispent…).

Elles ne peuvent pas être maîtrisées par le bon vouloir uniquementIl faut travailler dessus en continu pour amorcer un début de changement du comportement tout entier.

Ainsi, vous n’allez pas seulement anticiper les gestes techniques, mais aussi les sensations physiques. Vous allez associer un état de bien-être à l’action que vous visualisez, et mémoriser cet état par une technique dite« d’ancrage ».

Une fois ancré, vous pourrez solliciter ce « bien-être » à chaque fois que vous sentirez le doute s’installer.

Pour être encore plus efficace, ne vous inspirez que de bons cavaliersSeules des images conformes à vos objectifs doivent s’imprimer dans votre mental.

Prenez des notes, imaginez-que vous êtes dans la peau de votre modèle, imitez les grands cavaliers et rangez certaines de leur attitude dans une bibliothèque mentale : la position de X – le calme de Y – le regard de Z…

Après : avoir la bonne attitude mentale

Il faut savoir que nos paroles ont un impact énorme sur notre état d’esprit.

Avoir la bonne attitude mentale consiste à utiliser un langage positif, supprimer les mots négatifs de notre vocabulaire, nous permettant ainsi de recycler nos schémas de pensée.

En utilisant des mots positifs, nous changeons nos sentiments sur des choses précises : par exemple, au lieu de dire : « Je ne peux pas faire ça », nous pourrions plutôt dire : « C’est difficile, mais c’est possible » ou « Même si c’est difficile, je vais faire de mon mieux ».

Malheureusement, le cavalier associe souvent un exercice mal exécuté à une dévalorisation de sa personnalité (« Je suis nul – on dirait un crapaud – ma mère monterait mieux que ça… »). C'est rude pour reprendre confiance à cheval !

Il doit en réalité être assez détaché de ses actions pour être capable d’analyser froidement ses erreurs sans s’auto-flageller.

Nous verrons plus loin qu’un coach bien choisi peut s’avérer utile dans cette réflexion.

Commencer par se dire ce qui est bien, repérer ce qui est améliorable et s’encourager pour réussir la suite.

Si cela n’est pas encore automatique, abstenez-vous à tout prix d’insister sur les points négatifs. Cherchez d’abord ce qui était bien : les bonnes sensations, les moments agréables…

Cherchez ensuite les points qui pourraient être améliorés, sans jugement de valeur, puis demandez-vous si vous auriez pu agir de façon différente pour avoir une meilleure prestation, ne pas commettre l’erreur, et de quelle façon.

Notez enfin ce que vous retenez de bien et ce que vous avez à améliorer en indiquant une action très précise.

La qualité des pensées affecte de façon directe le niveau de réussite.

Une attitude mentale stable permet au cavalier de tirer des enseignements d’une contre-performance sans qu’il en soit affecté émotionnellement.

Grâce à l’entraînement mental, il cesse de se poser en victime, et devient acteur de sa propre performance.

5. Entourez-vous de personnes positives

enfants entourés des bonnes personnes

C'est aussi important que les outils que vous mettez en place pour retrouver votre confiance en vous.

Un entourage médiocre qui ne vous soutient pas, rendrvotre objectif plus difficile à atteindre et vous demandera autant d’énergie pour avancer que celle d’un nageur traversant la Manche à contre-courant.

Non seulement vous devrez travailler plus fort et plus longtemps pour arriver à votre but, mais en plus, vous n’aurez personne à qui confier vos doutes, peurs et questionnements.

Vous serez seul.

Et être seul vous fragilise dans les moments de doute.

Parmi les différentes personnes constituant votre entourage, deux types se distinguent :

- les proches : familleparents – meilleurs amis…

- les coaches : instructeur – entraîneurmoniteur

Votre entourage proche : 

Avez-vous déjà remarqué comment certains peuvent être négatifs ou rabat-joie dès lors que vous émettez une intention ?

Faites l’essai ! Dites que vous allez entreprendre un régime, et écoutez…

– « Mais tu n’as pas besoin de ça »

– « Tu es bien comme tu es ! »

– « Moi, après mon dernier régime, j’ai repris le double de ce que j’avais perdu »

L’enfer est pavé de bonne intentions, dit-on. Vous en aurez l’exemple concret.

Attention aussi aux petites remarques anodines qui peuvent être source de perturbation mentale, lorsqu’on se sent faible ou diminué.

C’est là que leur impact peut être très déstabilisant.

Lors d’une reprise ou un cours particulier, le coach ou le parent qui vous rappelle « Toi qui as toujours la main dure », «Fais un effort, cette fois-ci », « Toi qui es toujours… rajoutez ce que vous voulez ».

Ces remarques ne laissent aucune chance au cavalier, sont contre-productives, et ne l’aident jamais à supprimer les pensées négatives qui polluent son esprit.

Il devient quasi impossible de se programmer à la réussite avec un tel langage.

Ces assauts n’ont à l’origine aucune intention malveillante. 

Et c’est bien pour ça que c’est insidieux et met à mal notre confiance à cheval. 

Ces petits missiles furtifs (comme je les appelle) sont émis par des personnes à qui nous faisons confiance et que nous aurions tendance à vouloir écouter et suivre, car elles « ne veulent que notre bien » (l’enfer, je vous dis).

Un autre écueil de notre entourage proche : vouloir orienter notre façon de faire selon sa conception des choses :

– « À ta place, je ferais comme ça »

– « Si j’étais toi »

Ces suggestions ont l’air intéressantes et bienveillantes, mais ne nous correspondent pas. 

Il est très facile de nous convaincre par la raison, lorsque notre niveau de confiance culmine au ras des pâquerettes. Cela rend très difficile de faire reconnaître et/ou d’imposer notre point de vue.

La même expérience m’est arrivée avec un maréchal-ferrant lorsque j’étais toute nouvelle propriétaire.

Je ne sais pas pourquoi, mais il s’obstinait à baisser les talons de mon cheval, à la manière des mustangs d’Amérique.

Je précise que mon cheval est un PRE aux talons hauts et droit jointé de nature. (les photos ne sont pas celles de ses pieds).

Je sentais bien au fond de moi que ce n’était pas ce qu’il fallait à mon cheval, mais je n’osais pas m’opposer au maréchal. Cela a duré des années, où mollettes, boiteries, allures étriquées et autres désagréments se sont succédés.

antérieurs talons bas
antérieurs talons hauts

Jusqu’à ce que je change d’écurie et de maréchal par la même occasion.

Les pieds de mon cheval n’ont plus été problématiques dès lors que la nouvelle ferrure respectait sa conformation naturelle.

Par manque de confiance, je ne voulais pas m’opposer à l’avis d’un professionnel que je considérais comme ayant de meilleures connaissances que moi en la matière.

Ce qui est vrai, à la base ! Mais c’est mon ressenti que je n’écoutais pas, et je m'inclinais face à sa technicité.

Voilà ce qu’il faut chercher à retrouver en travaillant sur sa confiance en soi : la faculté de s'affirmer en cas de désaccord

Le coach :

« Et le coach, me direz-vous, comment le choisir ? »

Le coach a un impact déterminant sur notre niveau de confiance à cheval, par son comportement et son attitude mentale.

Il s’exprime en étant attentif :

  • au choix de ses mots
  • au ton de sa voix (débit et niveau sonore)
  • à sa posture et sa gestuelle

À vous de choisir ce qui vous convient.

Aspect technique et aspect humain sont d’importance égale.

Être coach ne s’improvise pas.

S’il est formé à des techniques d’influence positive, c’est encore mieux.

Qualité première de tout coach, hormis l’aspect technique : il doit savoir écouter

S’il parle trop, c’est qu’il parle pour lui et pas pour vous.

Encore mieux, il doit pouvoir se mettre virtuellement à votre place, faire « comme si ». Ça s’appelle communément « avoir de l’empathie ».

Il doit savoir vous guider dans les étapes de votre démarche.

D’une part, vous aider à faire revivre les sensations positives d’une réussite, à les enregistrer, en mémoriser les détails, en y associant l’émotion de plaisir et de joie qui caractérise ces moments savoureux.

Vous faire intégrer dans votre corps les ressentis physiques de la joie du succès, afin de les ancrer jusque dans votre inconscient.

D’autre part, vous aider à sortir au plus vite des sensations négatives de l’échec et des ressentis qui en découlent.

Vous les faire « oublier » en les ramenant à un niveau d’analyse juste intellectuel : revoir la situation (et non la revivre) et les erreurs commises pour ensuite les mentaliser et les corriger.

Cette façon de procéder vous détournera de votre réflexe naturel qui est de focaliser sur le négatif, les échecs, les erreurs, les fautes commises.

6. Utilisez des stratégies de gestion du stress

chat qui gère son stress en s'étirant

Ici, sous le mot « stress », nous regrouperons tous les termes qui parlent de la même chose et/ou s’en rapprochent : peur – angoisse – anxiété – préoccupation…

Pourquoi parler du stress ?

Parce que les deux sont liés, et de manière inversement proportionnelle : moins il y a de confiance en nous, plus nous ressentons de stress lors de situations inconfortables :

  • une présentation à préparer
  • une prochaine réunion avec le big boss
  • monter Tornado, réputé capricieux
  • un premier rendez-vous amoureux
  • remonter à cheval après une chute…

Ces moments peuvent très vite virer au cauchemar, si le stress nous envahit.

Pourquoi le stress existe-t-il ?

Le stress est une réaction saine et naturelle de notre organisme.
Il nous envoie un messageLorsque nous le subissons, cela signifie que nous n’arrivons pas à décrypter ce message. Pour en faire un allié, il faut apprendre à écouter et tenir compte de son message.

À la base, il constitue unalerte qui nous informe que nous subissons une forme de pression dont le facteur déclenchant peut-être :

- d’origine interne : peur de mal faire – peur du regard de l’autre – peur de ne pas y arriver… Une pression qu’on se met tout seul et qui est de l’ordre de 99 % des stress que nous vivons.

- d'origine externe : peur qui nous renseigne sur un danger réel et qui est de l’ordre de 1 %.

Il ne sert à rien d’essayer de s’en débarrasser, car il fait partie intégrante de notre système vital

C’est comme essayer de se débarrasser de sa rate, parce que nous ne savons pas à quoi elle sert. Elle prend de la place dans notre corps et nous occasionne des points de côté lorsque nous courons. 

Comment reconnaître le stress:

Le stress se manifeste par une émission de signaux physiques, mentaux et comportementaux. Je ne rentre pas dans les détails explicatifs de la cuisine chimique interne qui en arrive à délivrer ces symptômes.

- symptômes physiques : tension musculaire – problèmes digestifs / de sommeil / d’appétit – maux de tête – vertiges – souffle court – fatigue…

- symptômes mentaux : agitation – irritation – indécision – inquiétude – anxiété – manque de joie – difficulté à se concentrer – perte de mémoire…

- symptômes comportementaux : désorganisation – perception altérée de la réalité – tendance à vouloir s’isoler – consommation de substances pour compenser (alcool – tabac – café – sucre – chocolat – drogues…)fuite / refus d’affronter certaines situations porteuses de stress

Que faire pour canaliser le stress :

Une fois que l’on sait que le stress est un indicateur qui peut se révéler parfois utile, il n’est plus question de vouloir l’éradiquer, mais pour ne pas subir ses effets néfastes, il faut quand même apprendre à le canaliser.

Nous savons déjà qu’il se manifeste par des réactions physiques, mentales et comportementales parfois malheureuses (imaginez les auréoles de sueur lorsque vous devez vous exprimer en public, et vous saurez de quoi je parle !!).

Ce processus se passe en quelques étapes :

- Identifier ses sources de pression : Qu’est-ce qui a déclenché la montée du stress ? Depuis quand cela a commencé ? C’était où ? Qu’est-ce qui se passait ? Quel était l’enjeu ? Etc.

- Prendre du recul par rapport au stress subi (se défocaliser) et se concentrer sur ce qui est important : arrêter de stresser, oui, mais pour quel résultat à atteindre derrière ?

- Travailler en amont pour éviter ou diminuer la portée de situations stressantes :

  • établir des priorités
  • apprendre à gérer son rythme de vie
  • apprendre à s’affirmer
  • exprimer ses émotions
  • apprendre à se connaître
  • se parler comme à un ami

- Appliquer des techniques pour diminuer le stress :

penser à une belle image et la visualiser en détails.

relaxation à la demande en scannant son corps et repérant les zones de tension.

respirer lentement, amplement et profondément.

marcher en pleine conscience et étant attentif à tout ce qui vous entoure.

= utiliser la formule magique de Laurent Fumet du blog "progresser avec son cheval".

POUR FINIR : PASSEZ A L'ACTION !

dernière pièce du puzzle

Cet article avait pour but de vous montrer que manquer de confiance en soi n'est pas une fatalité. Il est possible d'améliorer cet état d'esprit.

Revenir au questionnement initial et élaborer une stratégie par objectifs vous permettra d'avancer et d'évaluer vos progrès de manière concrète.

Je ne vous cache pas que le processus au complet ne se fera pas d'un claquement de doigts. Il y aura des hauts et des bas, des moments d'euphorie et des phases de découragement. Mais si vous suivez ces simples conseils, vous avancerez.

Commencez par visualiser une séance réussie avant de monter à cheval, tel que je vous le décris. Appliquez d'abord simplement ce point là, et laissez la magie opérer.

La magie. N'est-ce pas le plus important à vivre avec votre cheval ??

Dites-moi en commentaires ce que vous en pensez, si vous avez à partager d'autres trucs et astuces pour reprendre confiance à cheval, et qui vous aident lorsque votre confiance est dans vos pieds.

Nous sommes là pour échanger et pour progresser ensemble, alors, lancez-vous !

1 Exemple tiré de l’ouvrage « Secrets et méthode d’un grand champion » de Michel Robert (Ed. Ridercom)


**restez branché

  • Lepage dit :

    Bonjour
    Merci pour ces réflexions si justes….. Après une belle evolution relationnelle avec mon cheval pendant le confinement qui gênerait de l apaisement en tout genre… Me voici à nouveau rejointe par les problèmes de famille et il a suffit de cela pour que le stress réapparaisse !…. A nouveau le dompter… A nouveau se calmer…… A nouveau chercher comment faire…. Comme quoi il faut aller super bien avec soi même pour être bien avec lui…… C’est la ou le cheval est un vrai chemin de vie……. Et je sais que c’est la qu’il faut avancer… Mais combien c’est difficile et magnifique à la fois…..je découvre la relaxation, la meditation, l hypnose…. Mais cela demande toujours de la détermination….. J ai l espoir d y arriver !
    Catherine 🐎

  • Caroline dit :

    Merci pour cet article intéressant, gérer le stress un vrai problème en ce qui me concerne et l’ancrage, comment dire, me parait tellement impossible pour moi et pourtant j’aimerai tant y arriver! Je vais vous relire en étant plus concentrée et prendre connaissance du tableau smart… Merci encore.

    • Merci, Caroline pour votre commentaire. Vous avez déjà la volonté de changer. C’est un grand pas.
      La suite est persévérance et utilisation d’outils adéquats qui vous aident à structurer votre démarche.
      Vous êtes sur la bonne voie.

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