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Comment utiliser la visualisation et en faire l’outil incontournable du couple cavalier-cheval

Est-ce que cela vous est déjà arrivé ?

Vous êtes au bord de la carrière et vous la regardez.

Elle est gracieuse, élégante digne, rayonnante…

More...

Elle dégage une confiance telle, que personne n’ose la déranger, lui parler.

Tout en elle respire l'harmonie.

L’harmonie de celle qui ne craint pas le doute, le regard ni le jugement des autres.

Vous mourrez d’envie de lui ressembler, d’avoir ses allures gracieuses légères, posées.

Si vous pouviez être à sa place, dégager la même énergie, la même confiance en sa monture, vous vivriez le rêve éveillé qui sommeille en vous depuis longtemps.

Et si je vous disais que vous, cavalière lambda, inconnue parmi les autres, vous pouvez vivre, ressentir, rayonner la même chose ?

Qu’il existe une technique qui peut vous apporter tout ça ?

Et que cette technique est très facile à mettre en place ?

Qu'est-ce que la visualisation ?

La visualisation est la capacité mentale que nous avons tous de nous représenter mentalement une situation, une émotion, un son... et qui déclenche une réaction de notre corps, comparable à a réalité de la situation.

C'est une technique qui met en oeuvre l'imagination de la personne, afin d'améliorer ses performances et / ou son mieux être. 

Il s'agit de vivre un film que l'on se crée sur son écran mental, un film dont nous sommes le héros principal et dont le scénario représente ce que nous voudrions vivre dans la réalité.

La visualisation et l'imagerie mentale sont deux techniques similaires qui utilisent les ressources de notre esprit pour améliorer les performances ou le mieux-être.

Leur différence est que l'imagerie mentale cherche à faire émerger des représentations inconscientes du sujet.

Par contre, lorsqu'il pratique la visualisation, le sujet "impose" consciemment à son esprit les images qu'il a choisies.

Cet outil existe depuis la nuit des temps

Depuis le chasseur de mammouths qui vit l'histoire de sa chasse, par une danse et un rituel très précis, jusqu'à la recherche scientifique d'aujourd'hui qui a commencé à s'intéresser au sujet.

Vous en avez tous entendu parler : le fameuse méthode Coué, Emile de son prénom.

"Il ne s'agit pas de vouloir guérir, mais de s'imaginer guéri !"

Pour lui, c'est l'imagination qui détermine les actes, car c'est par ce biais que l'on arrive à communiquer avec son inconscient

Et c'est ce qui fait toute la différence : l'imagination est plus puissante que la volonté.

L'imagination est l'outil à maîtriser pour celui qui veut changer sa vie.

C'est de la méthode Coué que sont nées les méthodes actuelles : la pensée positive, la visualisation, la sophrologie, la PNL.

Quels sont ses grands principes ?

L’esprit humain est comme un iceberg.

conscient-inconscient

Le conscient est notre esprit analytique : réflexion, décision, comparaisons, suppositions, choix de nos actes, analyse, synthèse…
Il emmagazine également nos émotions, souvenirs, sensation et connaissances.

L'inconscient, lui, est une structure indépendante qui possède son propre fonctionnement et ses propres règles.

C'est lui qui contribue à faire battre notre coeur, respirer, digérer... même lorsque nous dormons.

Il n’a aucune obéissance à avoir vis-à-vis du conscient. Il est autonome et primitif

Dénué de capacité de tri ou d’analyse des informations qu’il reçoit, il les considère comme étant la vérité dès lors qu’elles lui viennent avec vigueur et émotions.

Il est donc facile de reprogrammer notre inconscient en lui envoyant des informations que l'on a visualisées, dès lors qu'elles sont accompagnées de l’émotion adéquate.

Il les acceptera sans se poser de questions.

L'inconscient est le centre de nos références mentales. C’est toujours lui qui l’emporte par rapport au conscient. Il est à l’origine de nos états physiques et mentaux, et il ne parle qu'un seul langage : l'image.

En utilisant notre imagination, par la visualisation, nous arrivons à communiquer avec lui et à l’influencer.

Savoir l’influencer représente un atout majeur dans la volonté de réussir et la gestion de notre vie.

On peut ainsi reprogrammer nos croyances limitantes, nos pensées négatives, et modifier directement la perception que l’on a de soi-même et le comportement qui l'accompagne.

schéla influence des croyances sur le comportement

C'est sa propre barrière mentale limitative qui est le plus gros obstacle à franchir.

Croire que l'on en est capable, représente déjà 80% du travail accompli.

Par son action sur le conscient et l'insconscient, la visualisation contribue à déprogrammer les pensées irrationnelles (la petite voix dans notre tête qui nous dit qu'on n'est pas capable d'y arriver), limitantes et négatives en les reprogrammant.

Notre perception de nous-mêmes en est ainsi modifiée, et par la même, notre comportement et nos actions.

Des domaines d'utilisation reconnus

Il faut savoir que cette technique est couramment utilisée par la médecine, conjointement avec d’autres (auto-hypnose et relaxation), dans le cas de certaines pathologies :

–pour l’amélioration des fonctions motrices (sport ou physiothérapie) :

Dans certaines circonstances particulières, l’entraînement virtuel serait même aussi efficace qu’un entraînement réel.

–dans la réduction des effets indésirables de la chimiothérapie :

contre les nausées et les vomissements, mais aussi contre les symptômes psychologiques d'anxiété, de dépression, de colère, de sentiment d’impuissance…

–dans la réduction de la douleur :

employé en interaction avec d’autres approches, la visualisation tendrait à contrôler les seuils de tolérance à des douleurs telles que maux de dos chroniques, migraines, arthrite…

–dans la réduction de l’anxiété préopératoire et des douleurs et complications postopératoires :

Avec amélioration du sommeil, meilleur contrôle de la douleur et recours moindre aux analgésiques.

La visualisation est souvent utilisée dans le sport de haut niveau, comme outil de préparation mentale

Les sportifs utilisent la visualisation avant une compétition pour améliorer leurs performances et leur concentration.

Utilisant cette capacité à se représenter quelque chose on agit ainsi sur le conditionnement de notre organisme, qui se conforme alors au scénario prévu et à l’objectif visé.

Mais attention ! Il ne faut pas se voir champion olympique dès la fin de son année de club 3 !

Le cerveau reconnaît les représentations trop éloignées de la réalité,  et c’est peine perdue. On ne dupe pas son cerveau ! (lire les paragraphes suivants).

Par contre, avec la mise en place des objectifs SMART (voir l’article ici), par exemple, c’est un outil  très utile.

2. quelle technique de visualisation utiliser ?

visualisation onirique

La technique de visualisation symbolique

C'est le fait d'utiliser des métaphores pour gérer un problème.

Par exemple, pour guérir une plaie, on s'imagine des petits bonshommes qui s'affairent autour de la plaie et qui la réparent.

Pour une peine de coeur, ce peut être de représenter sa peine dans une bouteille pleine de larmes.

Dans le cas d'une maladie, ce serait d'imaginer d'innombrables petits ouvriers qui captureraient les microbes et les écraseraient pour les rendre inoffensifs.

La seule limite à ce type de visualisation reste celle de notre imagination.

Vous pouvez imaginer une canne à pêche qui ferre le coeur de l'âme soeur dont vous êtes à la recherche.

Imaginer recevoir le contrat de votre travail de rêve à la manière de Harry Potter lorsqu'il reçoit son droit d'entrée à Poudlard, etc.

La visualisation symbolique est souvent utilisée dans des processus curatifs : symboliser la maladie et ce qui va la combattre, octroie aussi un sentiment de contrôle sur cette dernière, et l'idée d'avoir les moyens de la terrasser.

La technique de visualisation réaliste

Plutôt utilisée dans la situation où une problématique est à surmonter, où une activité "risquée" est à accomplir.

Dans ce cas, la visualisation doit se représenter de la façon la plus conforme possible à la réalité.

Après s'être représenté de la façon la plus précise possible les éléments de l'activité, l'exercice doit être répété de manière intensive en se voyant surmonter la difficulté, ou atteindre l'objectif établi.

L'organisme, ainsi conditionné, se conformera plus facilement au scénario prévu pendant la véritable activité.

Cependant, il ne suffit pas d'imaginer la réalité pour qu'elle se déroule tel que désiré.

Dans le cas d'une pratique sportive, par exemple, certains éléments sont à prendre en compte : 

- le désir déterminé d'atteindre l'objectif visé

- confiance en ses capacités physiques et mentales

- la répétition régulière, voire intensive, de l'exercice de visualisation.

- patience et persévérance.

- se donner les moyens d'y arriver. L'attente passive ne servant à rien.

- Choisir le scénario qui nous plaît le plus. La seule limite à notre imagination étant...notre imagination !

- Vivre au plus profond de soi les émotions associées aux images du scénario.

- Se voir réussir et savourer ce moment comme s'il était déjà en train de se passer.

3. Passons à la pratique

pratique de visualisation

C'est la fameuse histoire des neurones miroir, une catégorie spécifique de neurones du cerveau.

Lorsque nous observons quelqu'un qui fait une action, ou même lorsque nous nous imaginons faire cette action, les neurones miroir s'activent comme si l'action était réellement effectuée par nous-mêmes en réel !

L'explication de la visualisation repose sur cette découverte scientifique.

Le test du citron !!

Celui que vous attendiez depuis deux articles est enfin là !

Pour vous montrer que vous avez un cerveau comme celui de tout un chacun. 

Pour lui, réel ou imaginaire provoquent les mêmes réactions physiologiques.

Vous pouvez faire le test du citron en visionnant la vidéo ici.

Le VAKOG ? Késako ?

Maintenant que vous en avez la preuve, vous pouvez passer aux techniques plus concrètes de visualisation positive.

Pour gérer son stress, se préparer à une situation délicate à vivre, rester motivé, dépasser ses peurs, rien de tel que cette technique facile à mettre en oeuvre.

Afin d'utiliser au mieux les potentialités de cet outil qu'est la visualisation, rien de mieux que l'entraînement régulier

Ainsi, au moment où vous en aurez le plus besoin, son utilisation en sera facilitée et vous aurez juste à vous focaliser sur vos objectifs.

Cette technique de visualisation consiste à vivre mentalement une situation choisie pour laquelle une issue favorable est attendue ou un obstacle est à surmonter.

Puis à prendre le temps de s'attarder et ressentir toutes les émotions et sensations qui s'y rattachent.

Vous devez prendre le temps d'utiliser TOUS vos canaux sensoriels :

- Visuel

- Auditif

- Kinesthésique

- Olfactif

 - Gustatif

Que ce soit pour la réussite d'un projet, un entretien d'embauche, une prise de parole en public, un concours de dressage, monter un cheval difficile... Utiliser le VAKOG rendra plus efficace votre exercice de visualisation.

Méthodologie pour une bonne visualisation

La préparation

Durant la phase de préparation, il y a plusieurs choses à faire.

Vous choisissez un endroit calme, silencieux, d'où vous ne serez pas dérangé pendant le temps de votre séance.

Vous définissez ensuite :
- Le but de votre séance, c'est à dire la situation que vous voulez réussir ou la difficulté que vous souhaitez surmonter. Encore une fois, la réussite doit être à votre portée et non une chimère, sinon il ne se passera rien et vos efforts seront vains.

Choisissez une seule situation, celle que vous allez visualiser durant toute votre séance et cela pendant plusieurs  jours, voire plusieurs semaines pour avoir un maximum de résultats.

- La durée de votre séance. 10 minutes est le minimum pour arriver à se détendre et prendre le temps de la phase de visualisation.

Au besoin, vous pouvez mettre une petite musique douce pour atténuer les bruits extérieurs et vous aider à vous concentrer.

Vous pouvez également mettre un petit chronomètre sur votre portable avec une  sonnerie pas très forte pour vous rappeler la fin de votre séance.

- Evoquez un souvenir où votre état d'esprit était positif, confiant, optimiste, plein d'énergie. Focalisez sur vos émotions et votre ressenti du moment. Il nous servira plus tard pour la phase de visualisation proprement dite.

La relaxation

La relaxation a pour objectif principal d'induire en vous un état de veille confortable où votre cerveau est en mode ralenti et émet des ondes alpha (9 à 14 Hz).

Ce sont les fréquences de relaxation légère de la méditation ou de la visualisation.

C'est dans la zone de fréquences alpha que l'exercice de visualisation est le plus efficace. Ce n'est pas un état de sommeil profond, et vous restez parfaitement conscient de ce qui se passe autour de vous.

Commencez par trois ou quatre respirations profondes, puis respirez ensuite calmement et normalement par le nez.

Scannez ensuite attentivement votre corps, des pieds à la tête, pour localiser chaque partie un peu contractée. Laissez se détendre ces parties contractées à chaque expiration que vous faites.

Vous pouvez, pour que l'exercice soit plus fluide et efficace, trouver un enregistrement de relaxation ou enregistrer votre voix .

La visualisation

La visualisation se passe en 2 étapes.

1. Tout d’abord, vous êtes dissocié par rapport à la scène. Ce qui veut dire que vous regardez la scène depuis un point de vue extérieur. Ici, prenez votre temps pour définir les détails de la scène dont vous êtes le spectateur.

2. Ensuite, vous entrez dans la scène. Vous commencez à voir à travers vos propres yeux. Vous êtes complètement associé avec ce que vous voyez et ce qui s'y passe.

Dans le cas d'une situation dans laquelle vous voulez dépasser une peur ou un stress, vous devez imaginer la situation idéale que vous voulez vivre et l'objectif final à atteindre. 

Visualisez ensuite cette situation, en la vivant mentalement dans tous ses détails (les personnes, leur comportement, les lieux, les sensations, les pensées...).

Utilisez votre "VAKOG" pour rendre la scène la plus réelle possible, ressentez les émotions et les sensations de toutes les personnes présentes, entendez les sons, les paroles, ce qui se dit, ce que vous dites, avec quel ton, quelle émotion...

Par exemple, si vous visualisez un objet, essayez de l'imaginer en 2D, puis en 3D. Prenez le temps de le faire tourner devant vous pour bien le voir sous tous ses angles.

Concentrez-vous sur l'aspect visuel de la situation. Vivez la scène, soyez attentif aux couleurs, aux ombres, aux mouvements alentours. Concentrez-vous sur la texture, la couleur, est-il lisse, rayé, mat, brillant ?

Passez ensuite au kinesthésique. Touchez l'objet ou la personne de votre situation. Ressentez dans vos mains les textures : rêche, dur, mou, doux ?

Entendez ensuite ce qui se passe, ce qui se dit, les bruits autour de vous, le son des objets, de l'environnement... 

Passez alors aux odeurs...

Une fois que la situation ou l'objet imaginé est passé par le crible du VAKOG, vous pouvez commencer à vous attacher aux émotions que vous voulez ressentir dans cette situation.  

Rappelez à vous ce souvenir dans lequel votre état interne était positif. Ressentez intensément cet état interne, vous focalisant sur les émotions que vous aviez à ce moment là.

Revenez la scène désirée, insistez sur les moments les plus intenses émotionnellement, agrandissez ce que vous voyez, rajoutez-y de la lumière, de la couleur, montez le son... gonflez les émotions qui s'y jouent...

Vivez-la même au ralenti pour bien vous en imprégner.

Vous devez avoir l'impression d'y être déjà !

Si vous n'avez aucun ressenti physique lors de votre visualisation, cela peut-être pour plusieurs raisons : 

- peut-être n'avez vous pas pris assez de temps lors de la phase VAKOG et êtes allé trop vite

- le moment choisi pour la visualisation n'était pas le bon

- vous être trop préoccupé et n'avez pas réussi à faire le vide dans votre tête, à vous concentrer.

-vous doutez de l'efficacité de la méthode (faites vraiment le test du citron...)

Quoi qu'il en soit, il vous faudra recommencer jusqu'à ressentir les sensations physiques avant de vous arrêter. 

Celles-ci sont le garant de la réussite de votre exercice.

Retour à l'instant présent

Une fois que vous avez fini votre séance, ou que vous entendez la petite sonnerie de votre portable, c'est qu’il est temps de revenir à l’instant présent.

Dans ce cas, vous faites exactement l’inverse de la relaxation.

Vous comptez à rebours de 5 jusqu’à 1, ou de 10 jusqu'à 1, et à chaque chiffre, vous êtes un peu plus conscient que le précédent.

Au dernier, vous êtes complètement conscient et présent et vous ouvrez les yeux.

Différencier visualisation et fantasme

Un fantasme (la pensée magique) est quelque chose que l'on voudrait pouvoir faire ou obtenir, mais qui est trop éloigné de notre réalité ou de nos capacités. 

Par exemple, vouloir monter aussi bien et facilement que notre idole équestre du moment, en montant seulement une fois par semaine en club et sans faire de stages.

Ou alors, se voir gagner une grosse épreuve de CSO alors qu'on débute à cheval. 

Le nombre ou la qualité des exercices de visualisation peut être grand, nous aimerions que ces choses se produisent dans un avenir proche, mais ne sommes pas persuadés de leur réalité.

Cela relève plus de la pensée magique que de la vraie visualisation. 

De plus, on ne dupe pas le cerveau. (encore une fois...)

Ce dernier ne se fatiguera que pour mettre en oeuvre des processus qui sont à sa portée.

Pour savoir si on fantasme, il suffit d'observer ses émotions et ses ressentis.

Le fantasme est accompagné du sentiment d'envie et d'obsession, sentiment dont l'énergie est très basse.

L'énergie de l'envie crée du manque et nous éloigne de notre désir.

Pour y remédier, l'envie, le manque (le sentiment de vouloir) doit être remplacé par l'avoir (le sentiment de plénitude et de gratitude).

Une méthode est de se créer des points de référence émotionnels : se souvenir de l'émotion ressentie lorsqu'on a déjà vécu quelque chose de similaire.

Cela crée une motivation saine, connectée à l'émotion déjà vécue.

D'autres arguments contre

- Pour votre cerveau, visualiser le succès est aussi réel que de réussir; cela diminuerait votre énergie pour continuer à travailler à l’atteinte de votre objectif, car votre cerveau croit que vous l’avez déjà atteint. 

Des études ont mesuré cette baisse d’énergie en utilisant la pression artérielle systolique.

Visualiser le succès pourrait alors avoir l’effet inverse de ce que vous recherchez.

- Les personnes pour lesquelles cela fonctionne sont celles qui ne manquent pas de motivation au départ.

Mais pour celles qui sont confrontées à un manque de motivation, la visualisation peut nous empêcher d’atteindre nos objectifs.

Et lorsque la visualisation ne fonctionne pas, c’est nous-mêmes que nous blâmons, ce qui nuirait encore plus à notre motivation.

- Visualiser un résultat positif nous encouragerait à penser en termes de tout ou rien. C’est exactement le contraire de ce que nous devrions faire .

Réfléchir aux objectifs dans leur intégralité peut inspirer de la peur et nous donner le sentiment d’être dépassés, freinant ainsi nos progrès.

- Visualiser l’atteinte de votre objectif pourrait être un fantasme si celui-ci est vraiment trop éloigné de votre réalité et vos capacités .

Cela pourrait se retourner contre vous et peut même vous empêcher de réussir.

Pour réussir à atteindre vos objectifs, vous devriez visualiser les étapes à suivre pour atteindre cet objectif. Visualiser les étapes réduirait l'anxiété et augmenterait la motivation.

5. Et l'équitation dans tout ça ?

En équitation, 

La première utilité de la visualisation va être de diriger nos pensées de façon consciente vers ce qui nous importe.

En ayant en ligne de mire l'objectif que nous voulons atteindre et en se concentrant dessus, notre corps aura les informations nécessaires à la bonne réalisation de la performance.

Vivre mentalement la situation, avant qu'elle ne survienne, en s'imaginant les sensations, la posture, les émotions que l'on voudrait ressentir.

La partie inconsciente de notre cerveau met alors tout en oeuvre pour que la réalité corresponde à l'image que l'on s'est créée et que l'on fait revivre incessamment.

Dans le travail à pied, visualiser et ressentir notre demande avant de la réaliser rend celle-ci plus fluide, plus compréhensible et dénuée de gestes parasites.

Notre langage corporel est ainsi plus clair pour le cheval. Il répondra à notre demande plus souplement car il l'aura mieux comprise.

En selle, visualiser permet de ressentir dans son corps ce que l'on souhaiterait ressentir dans la réalité.

On sait où et comment on veut aller, on le ressent avant d'y aller. Notre demande devient alors également plus explicite pour le cheval.

En compétition, visualiser son parcours d'obstacle ou sa reprise de dressage permet de:

- rester concentré sur ce qu'on a à faire et laisser nos pensées parasites et notre saboteur intérieur à la porte de notre mental.

- ressentir les effets positifs du succès et de la réussite avant qu'ils ne se produisent. Se mettre donc en situation que cela arrive et chasser les appréhensions de cette manière.

- reproduire les gestes techniques effectués mentalement ou pendant l'entraînement, de façon automatique, sans avoir à se soucier de leur bonne exécution, car on SAIT qu'ils sont maîtrisés.

Diriger nos pensées

nous permet aussi de gérer nos émotions, de ne pas se laisser submerger par des peurs ou appréhensions étrangères et inutiles.

S'imaginer encore et encore effectuer une sortie en extérieur et que tout se passe à merveille, nous mettra dans une disposition mentale positive lorsque l'action devra se réaliser dans la réalité.

Notre cerveau se remplira de sensations positives et minimisera alors notre dernière expérience négative. Il la réduira à l'état de petite anecdote et permettra que l'on n'y porte pas toute notre attention.

Le fait de moins se focaliser sur une mauvaise expérience nous fait moins appréhender l'expérience suivante.

Vivre nos rêves équestres

Plutôt que de redouter la bagarre qui va advenir lors de ma demande de trot, je préfère imaginer mon cheval dans un trot fluide, régulier, pour lequel je n'ai aucun effort à fournir.

M'ayant déjà offert ce trot en extérieur, je sais que c'est quelque chose qui reste dans le domaine du possible pour lui, et que je voudrais obtenir aussi en carrière.

Ce n'est pas ce qui se passe encore dans la réalité, car il a encore facilement des petites allures piquées.

Mais, le fait d'en avoir rêvé me permet de savoir ce que je veux atteindre, d'avoir les émotions positives de plaisir partagé, et le corps alerte. 

Dans le cas contraire, je me serais crispée d'avance, aurais raidi mon corps et redouté par avance la situation. 

La visualisation dans ce cas, m'a aidée à me focaliser sur la solution plutôt que sur le problème. J'ai changé mon attitude, mes émotions, mon état d'esprit en général.

Cela m'a permis d'être plus confortable pour mon cheval car ce n'étaient plus mes émotions qui dictaient mon attitude ou mes actions.

Mon mental était préparé, ainsi que les outils utiles à la remédiation du problème.

Être en connexion et communiquer avec son cheval*

Pour pouvoir effectuer une visualisation efficace, la première chose à faire est de se relaxer afin de ne pas être perturbé par d'autres pensées parasites.

Cet état de détente, dans lequel nous nous plongeons naturellement chaque fois que nous entrons ou sortons du sommeil, est proche de l'état méditatif. 

Notre cerveau émet dans ce cas des ondes alpha de 9 à 14 Hz. On dit qu'il est "en état alpha".

Cet état alpha est celui dans lequel les animaux vibrent à l'état naturel . C'est aussi le même qu'utilisent les communicateurs animaliers pour entrer en relation télépathique avec les animaux.

Une fois "sur la même longueur d'ondes", la communication avec l'animal se fait au travers d'images, sensations physiques, émotions, certitudes, goût ou odeurs...

La communication animale n'est pas prouvée, ni même reconnue scientifiquement, mais le sujet n'est plus tabou et a même tendance à se populariser.

Il vous est déjà arrivé d'être dans un état de connexion et de confiance extrêmes avec votre cheval, le voir répondre à vos demandes comme par magie, alors que vous y avez seulement pensé.

Non seulement, votre corps s'est mis imperceptiblement en accord avec votre pensée du moment, et votre cheval y a répondu dans l'instant.

Télépathie ou coïncidence dûe à la convergence de paramètres favorables ? 

A vous de vous faire votre opinion !

En conclusion, passez à l'action !

Maintenant que vous savez tout sur la visualisation, il ne devrait pas être difficile pour vous de l'insérer dans vos routines équestres.

C'est une pratique très courante dans le domaine du sport de haut niveau.

Suivez simplement ces trois étapes : préparer - relaxer - visualiser.

Et parlez-moi de vos progrès, en commentaires.

Exemple tiré de l’ouvrage « Incroyables secrets sur la relation homme / cheval » de Christelle Perrin (Ed. Campagne & Compagnie)

  • Mine Patricia dit :

    Merci pour ces conseils que j essaye de mettre en place. Pas toujours facile de trouver la bonne concentration de ne pas se laisser parasiter par des souvenirs stressant comme la chute. La visualisation m a permis d ameliorer dress et travail à pied

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